vendredi 29 octobre 2021
mercredi 6 janvier 2021
LE PARI DU SOLEIL ET DU VENT
Entre vent et soleil le pari fut tranché :
Qui des deux pourra arracher
Un burnous des épaules.
Ils traînèrent en paroles,
Chacun dit j’en suis habile
Pour moi c’est chose facile.
D’abords le vent tenta sa chance
En soufflant avec violence.
L’homme s’agrippant au burnous qu’il porte
Risqua que le vent l’emporte
Que de lâcher son vêtement.
Et le vent cessa tout mouvement.
Il a cru que c’est la force qu’il faut
Alors il redoubla l’assaut.
Il échoua dans sa tentative.
Bientôt un tourbillon arrive.
Le fit tourner ; son sens changea.
L’homme dans son burnous se protégea.
Le soleil compris l’affaire :
Telle épreuve ne peut se défaire
Qu’avec raison et douceur.
Le voila qui lâche sa chaleur.
Et l’homme pris de sueur soudain
Jeta le burnous de sa main.
Il le prit et le met de côté
Etant de chaleur irrité
Sans aucune contrainte.
Et le vent gagné par la crainte
Regretta son attitude
Et fut pris d’inquiétude.
Pour qui a compris ma fable
Sa morale est profitable.
La nature donne des connaissances,
Nous apprend par l’expérience.
Le raisonnement est capital
Pour conquérir l’idéal
ahcene mariche
dimanche 3 janvier 2021
CŒUR DE GLACE
Tu m’as dit que ton cœur est de glace ;
La neige a couvert ses creux
Jamais par lui l’amour ne passe,
Il te parait monstrueux.
Ainsi de tes espoirs tu effaces
L’amour qui nous rend si heureux.
Ton pauvre cœur gelé renonce
Devant les embûches et les chutes.
Et devant le noir immense
Les yeux fermés, ton pied bute.
Tu dissimules ta souffrance
Qui t’accable sans que tu ne luttes.
Insensible, tu désespères ;
Ton cœur blasé s’est gelé.
Il est resté ordinaire
Et sourd quand il est appelé.
Il bat, mais est sans repères
Et ne vient guère t’interpeller.
Dans ton sommeil profond tu pénètres ;
Ton cœur dort profondément.
Même s’il bat, tu dois reconnaître
Qu’il n’aime à aucun moment.
Ton corps ainsi que tout ton être
N’éprouvent aucun sentiment.
La vérité est là, aujourd’hui ;
Sans tonnerre, l’éclair a luit.
Jusqu’au cœur il a pénétré.
Comme une lumière qui éblouit
A tout obstacle elle fuit ;
Elle éclaire l’œil frustré.
Le rayon de ton amour me suit
Comme le soleil qui chasse la nuit,
Sa chaleur en moi est rentrée.
Ton cœur est devenu heureux.
On s’est reconnu tous les deux.
Le feu de l’amour nous a sacrés.
Chacun s’est vu dans son rôle
Notre but nous est révélé.
Sans qu’on s’échange des paroles
Nos soupirs nous ont celés.
Libérés de nos geôles,
Notre idéal en est la clé.
De notre état nous sommes heureux
Pour nous le bonheur est permis.
Fini pour nous le rêve affreux
Et pour nos cœurs endormis.
Vivons pleinement à deux
Ce qu’on a vécu à demi.
Profitons de chaque instant ;
Goûtons la saveur du temps ;
Jouissons en chaque endroit.
En tout chemin que nous empruntons
Soyons heureux et contents
En y dansant avec joie.
ahcene mariche
Apaise mon cœur
Apaise et soulage mon cœur
Toi qui viens sans tarder.
Vide ma mer en profondeur
De tout ce qu’elle a accumulé.
C’est bien toi mon libérateur,
C’est toi mon secours assuré.
Quand tu te présentes devant mes yeux,
Je vois renaître l’espoir en moi.
Tu soulages mon cœur orageux
Dès que mon regard se pose sur toi.
Ton écho est tantôt nuisible tantôt joyeux,
Grondant à mon égard, combien de fois.
Chemine toujours à mes côtés,
Je te prie, ne m’abandonne pas.
Aux ingrats, ne prête aucun intérêt,
Qu’ils se taisent ou qu’ils aboient.
Tu n’as ni ombre ni reflet
Oh ! L’intime ! Tu es même privé de voix !
Toute chose que tu verras,
Fais-moi part de sitôt.
Toute chose que tu entendras,
Arrange-lui bien les mots.
Tout ce que tu souhaiteras,
Choisis-lui un nom beau.
Viens, sans même m’avertir,
A la porte inutile de frapper.
Vas où il te plait de partir,
Vas visiter toute la contrée.
Quant à la rime, c’est à toi de choisir,
De mon fond, tu peux encore t’inspirer.
ahcene mariche
Sans rendez-vous
Toi, qui d’elle-même s’invite
Sans aucun rendez-vous.
Toi, qui me rends visite
Dont j’ignore les dessous.
Toi, qui me réjouis sans limites,
Ton mérite dépasse le tout.
Tu vaques à tes affaires
Ignorant jusqu’à mon existence.
Tu atteints ce que tu espères,
Me laissant que des souffrances.
Tu décides du temps comme tu le préfères,
Te moquant toujours de mes préférences.
Même si on s’est habitué en permanence
Mon regard ne t’a guère admiré.
Nous faisons des concessions d’allégeance
Concernant nos communs intérêts.
Quelles que soient nos différences,
Je demeure ton fidèle passionné.
Je suis sensible envers toi
Bien que mes mains ne t’ont effleurée.
J’écrirai tout ce qui sort par ta voie
Bien que les oreilles n’ont rien écouté.
J’en ferai des poèmes toutefois,
Dont la longueur sera inégalée.
Même si je change d’emplacement
Sans te communiquer mon adresse.
Ton temps s’avère le moment,
Dès que ton cœur est touché par la tendresse.
Mon gouffre te paraîtra évident
Et je comblerai tout ce qui t’intéresse.
Tu n’as pas d’itinéraire singulier,
Tous les chemins t’y conduisant.
Ton viatique, est-il amer et déprécié
Ou précieux comme je l’attends ?
Même si le pique n’est pas aiguisé,
Tout se résout comme par enchantement.
La porte et la fenêtre sont fermées,
J’ai même bouché les accès ouverts.
Aucun coin n’est négligé
Y compris les caniveaux divers.
Par où es-tu donc passée,
A travers le vent ou l’éclair ?
Il m’arrive de t’aimer, de te haïr,
Tu es aussi douce que désagréable.
Il m’arrive de t’aimer, de te haïr,
Tu es aussi délicate qu’insupportable.
Il m’arrive de t’aimer, de te haïr,
Tu es aussi familière qu’inabordable.
Il m’arrive de t’aimer, de te haïr,
Tu es aussi polie que décevable.
J’ignore par quel moyen tu arrives
Quand tu atterris chez-moi ?
Plutôt, comment tu t’esquives,
Me laissant seul, pantois ?
Il est temps que tu prennes l’initiative,
Entendre un seul mot de toi.
Restons ensemble à jamais si tu arrives,
Sinon, rends-moi la paix que tu me dois !
ahcene mariche
http://ahcenemariche.centerblog.net/6253871--poeme-saint-valentin-en-quatre-langues
poème saint valentin en quatre langues
Publié le 17/11/2009 à 17:02 par ahcenemariche
Saint Valentin
L’amour, ce sentiment si beau à vivre, à imaginer, à souhaiter ou même à rêver. C’est un royaume où il n’y a ni roi, ni couronne, ni esclave, ni chaînes.
L’amour, c’est cet ange qui nous vient d’en ne sait où, nous pénètre sans nous aviser. Il ne frappe jamais à la porte, et entre sans permission.
Il est bon, doux, fait rêver et change tout. Il est rebelle, repousse les barrières, ne connaît pas les frontières, les couleurs et le temps. Il n’a pas d’âge, on le vit à tout âge. Dans chaque coin de la terre, un nouveau couple naît à chaque minute qui passe.
Que de couples, l’histoire nous a rapporté. Ils se sont aimés à en mourir. Même si le sentiment est le même, à chacun son histoire, sa place sur ce globe, sa culture et l’époque qu’il a vécue.
Le sentiment est le même, l’appellation change d’une culture à une autre, les histoires sont toujours récentes, en dépit du temps qui passe. On les célèbre pour mieux les vivre encore et encore.
Ces couples amoureux sont une référence, on se compare à eux, on veut même les dépasser d’un cran.
Des parents de l’humanité Adam et Ève, Ahcène Mariche a revisité certaines époques avec leurs amoureux et a fait escale, à l’occasion de la Saint Valentin ; chez Valentin et Valentine, Roméo et Juliette, Antar et Abla, Saiyed et Hiziya, Chabane et Drifa Ujajih, Lhesnaoui et Fadhma, et nous fait découvrir la plus récente histoire entre Ahcène et Zivka, et nous livre sont poème « Sidi-Valentin ».
Saint Valentin
Vivement le quatorze février,
C’est la fête des amoureux !
Chacun le vit en aventurier,
En compagnie de l’allié bien heureux,
C’est devenu des lors coutumier,
Chez Valentin et Valentine tous deux.
Chacun d’eux, empruntant son chemin,
A la recherche d’un objectif.
Ils finiront par trouver un dessein
Qui prouvera l’amour décisif.
Jeunes et vieux, dans le même bain.
Poussés par ce vent attractif
Et sérieusement touchés par le chagrin.
Pour en cueillir des fleurs,
Nous dégringolons les prairies.
Tous, nous sèmerons dans les cœurs,
La tendresse, point de jalousie.
L’amour est un bienfaiteur,
La guerre n’est que tragédie.
Combien de siècles se sont écoulés,
Que l’histoire, à présent, a réunis.
Ils sont, au fond de l’amour, plantés,
Epris, ils ont fait l’objet d’un récit ;
Combien de cas pareils, éprouvés,
Que nos mémoires relatent en série.
Antar et Abla sont un conte,
Chabane et Dhrifa Oujajih aussi.
De Qeïs et Leïla, on raconte,
Ainsi que de Roméo et Juliette unis.
Que Said et Hizya ne déchantent,
Symbole des nomades en furie.
Quant à l’histoire toute récente,
C’est bien celle de Fadhma et L’Hesnaoui.
Celle d’Ahcène et Zivka représente
Un mythe naissant ces jours-ci.
L’histoire de Van Gogh est légendaire,
Il ne s’est jamais produit de pareille.
Il se croit tellement déplaire,
Que sur lui, sa bien aimée ne veille.
Une fois ses requêtes ne sont plus salutaires,
Il décida de trancher son oreille.
Chacun formule des vœux préférés,
Le choix pour eux n’est guère difficile.
Quant à moi mes frères, je suis troublé,
Qui peut me servir de témoin utile ?
Toute chose sur laquelle mon regard s’est posé,
Se métamorphose de suite et devient futile,
Ou bien, à mes yeux, s’avère insensée!
J’ai trié avec soin des merveilles,
Que j’ai destiné à ma bien aimée.
Dans une main, une fleur sans pareille,
Avec l’autre, quelques vers que j’ai rimés.
Sur du papier, je calquerai sa beauté vermeille,
Avec de l’argile, je ferai son portrait.
Sur ses genoux, je viderai ma corbeille,
J’ai des choses à dire, le temps me le permet.
Mon amour, je l’étalerai en plein soleil,
En scénario, je l’adapterai,
Et nos rôles ne seront que merveilles !
C’est le quinze Février,
Nous sommes rentrés dans l’histoire.
On est à présent identifié
Et doté d’un nom évocatoire,
Ce qui était dans l’ombre est maintenant étalé,
Ayez Ahcène et Zivka en mémoire.
Je te prie Saint Valentin
Je te prie Sainte Valentine
Je te prie, toi Qeïs,
Je te prie, toi Leïla
Je te prie, toi El Hasnaoui.
Je te prie, toi Fadhma
Je te prie, toi Said,
Je te prie, toi Hizya
Je te prie, toi Chabane,
Je te prie, toi Dhrifa,
Je te prie, toi Roméo
Je te prie, toi Juliette.
Nous nous joignons à vous,
Épargnez-nous le ridicule.
Vous avez souffert beaucoup,
A présent, nous aussi, on brûle.
On est montré du doigt tel un loup,
Qui dirait un criminel ou une crapule.
Du pan de votre manteau, couvrez-nous,
En vous, les bénédictions pullulent.
De grâce, de grâce, protégez-nous,
Que de Baraka, votre âme dissimule.
Ahcène MARICHE
Sidi Valentin
D rbaatac di Furar,
D tamaghra n wid yemhemalen
Yal wa d akken att-yedder
D win d ttin aazizen
D lâada seg wass-mi yedder
Valentin d Valentine
Yal wa s anda yerra
Yal wa ghef ig-ttnadi
Ad afen merra taghawsa
Yiss ar ad begnen tayri
Ilemzi, amghar yedda
Ihuz-iten akk ubehri nni
Ihuz-iten akk uhulfu nni
Si iâarqab akk neffegh
Ad n-awit tizedjigin
Deg ulawen merra a nezraâ
Lhub ad n-ttut tismin
Lehmala degs nfaâ
Lguirra d ayen ur nemâin
Achal d lqarn iâadan
Amezruy ijemaâ-iten-id
Deg ubrah n tayri ressan
Mhemalen nebder-iten-id
Achal d taqsit i yedran
Naâya nesfruri-tent-id
Hkan-d ghef Antar d Abla
D Caaban d Drifa Ujajih
Hkan-d ghef Qeys d Leila
Rnan-d ghef Romeo d Juliette
Ur netsu Saâid d Hiziya
D taqsit id- yewwin jjih
Ger Lhesnaoui d Fadhma
Ma d taqsit n wass-a d tajdhit
Ger Hsen d Zivka
Ussan-a is-gezmen timit
Vincent Van Gogh mechur
Laâmer tedhra teqsit-is
Iwala iman-is mehqur
Mi tugi tmaâcuqt-is
Yeâya degs yessutur
Yekker igzem amezzugh-is
Yal wa d acu yehda
Isehl-as uxtiri
Nek ayatma aawqagh
D acu ara yilin d inigi
Yal lhadja muqlegh
D ayen ttebghigh ur telli
Ur iyi-teccur tit madhi
Achal n lehwayedj i xtaregh
Yisent ar taâzizt ad arzugh
Tawardett deg ufus ad t-dmegh
S wayed d asefru ad s-arugh
Zzin-is ghef lkaghed ad t-id-begnegh
Talgha-s, stalaght ad t-bnugh
Deg irrebi-s ad s-ten-sersegh
Mazal zmam ad t-arugh
Taryri-w akk ad tid-fesslegh
Ayi d-yegri ussaru ad t-aanugh
Nek yides ar a t-laabegh
Nek yides ar a t-metlegh
D xemestac di Furar
Amezruy ifat nekcem
Nughal nettunebdar
Ass-a yugra-yagh-d yisem
D uffir m ad ass a yedher
Cfut ghef Zivka d Hsen
Laânaya-k a Sidi Valentin
Laânaya-m a Lala Valentine
Laânaya-k kecini a Qis
Laânaya-m kem -ini a Leila
Laânaya-k a Lhesnaoui
Laânaya-m kem a Fadhma
Laânaya-k kec a Saaiyed
Laânaya-m kem a Hiziya
Laânaya-k kec a Romeo
Laânaya-m kem a Juliette
Aqlagh nerna-d ghur-wen
Ur agh ttehecimet ara
D ayen yedhran yidwen
I yid-negh yedhra ass-a
Sewaâden agh s udhad am uccen
Am akken d timenghiwt ay nengha
Sburet-agh s ucedhadh-nwen
Tetchurem d lbaraka.
Ahcene Mariche
( version kabyle - berbère)
saint valentin
Saint Valentin
It’s the fourteenth of February
Every year lovers celebrate it
Everyone spends this day
With the loved one
A long time ago it was the tradition
Of Valentin and Valentine
Everybody his own path
All look for something
Trying to find a symbol
The witness of their love
Young and old together
Shaken by this breeze
Shaken by this sensation
Towards fields we are all going
To pick flowers and roses
And to sow love inside hearts
No one should feel jealous
From love we draw only delight
And from war only the worst
Centuries have gone
But history gathered them
In annals of love
They loved each other, we named them
Their stories are still alive
Antar and Abla have been resuscitated
Chabane and Drifa Ujajih
Also Qeys and Leyla
Even Romeo and Juliet
Saiyed and Hizya are here
And what led to exile
El Hasnaoui and Fadhma
Among them the recent one
Is the story of Ahcene and Zivka
Vicent Van Gogh the famous
His story was so moving
He saw himself underestimated
After the refusal of his beloved
He kept begging her
He cut even his own ear
Everyone offered a gift
The choice was easy for all
But me, so troubled
What is going to be my proof?
Everything I have seen
Is not worth my love
I chose many presents, at last
To offer to my sweet heart
A rose in one hand
A poem in the other
On a paper I drew her beauty
With clay I shaped her frame
On her lap I will put the whole
Then, I will have to write a book
Describing all my love
To a scenario I will fit it
And we’ll have the main roles
The fifteenth of February came
We stepped on history
On all tongues we are
Our names are here
Today so clear
Remember Zivka and Ahcene
Praise to you ô Saint Valentin
Praise to you ô Saint Valentine
Praise to you ô Qeys
Praise to you ô Leila
Praise to you ô El Hasnaoui
Praise to you ô Fadhma
Praise to you ô Saiyed
Praise to you ô Hizya
Praise to you ô Romeo
Praise to you ô Juliet
Praise to you ô Chabane
Praise to you ô Dhrifa
Praise to you ô Antar
Praise to you ô Abla
Now we are among you
Don’t deceive us
All that you endured
Is our destiny too
As wild beasts we are chased
As criminals we are damned
We are imploring your protection
Ô venerated Saints!
Ahcene Mariche
(Saint Valentin version anglaise)
عيد الحب
مرحا بالرابع عشر من فبرايرْ
عيد العشاق و الهوى
الكل يحييه بالانوارْ
مع الحبيب المفتدى
عادة ورثناها عبر الأجيالْ
منذ عهد فالنتين و فالونتانْ
الكل يشقّ طريقه
نحو الفردوس المقصودْ
الكل سيلقى عربونه
به يدل على الحب الودودْ
شيوخ...شبان لكل نصيبه
بنعيم الهوى موعودْ
وبأغلال الشجن مشدودْ
هلم إلى البراري نمرحْ
نقطف الزهر و الياسمين
ننشر في القلوب و نفرحْ
الود و بالحقد ندينْ
الحب يا إخواني نعمه
و ما الحرب الا جحيمْ
كم من قرون خلتْ
دوّنها التاريخ ومجّدْ
وجوه بنور الهوى لمعتْ
تحابت وبه الشفاه غنّتْ
كم من قصة حب خلّدتْ
حفظتها الذاكرة, وعنها روتْ
من لم يسمع بعنترة و عبله
بشعبان و حبيبته ظريفه
من لم يسمع بقيس وليلى
بروميو و جوليات ايضا
قصة سعيد و حيزيه
رمز العشّاق الرّحاله
من لم يسمع بالحسناوي و فاظمه
أسطورة حب من جرجرَه
ملحمة احسن و زيبكَا
فتيّة هي ايضَا
فان سون غوغ خالدْ
قصة حب عجيبَه
لما تمنع حبيبه الماردْ
تكبّد الحزن و الاهانَه
يئس من عشيقه الباردْ
قام فاستأصل الأذنَ
الكل يغدو بأحلى التهاني
فالحلم بيّن لا يستترْ
أما أنا فمحتار يا إخواني
فمن ذا على الشهادة يقتدرْ
كل شيء يستهويه نظري
سرعان ما يمله قلبي و يحتقرْ
أو عنه يعمى بصري و يستصغرْ
كم من نفيس نادر اقتنيتْ
للحبيب الغالي اهدي
باليسرى باقة ورد انتقيتْ
وباليمنى قصيدة حبي ووجدي
بالطين قامتها الهيفاء سوّيتْ
وعلى اللوح جمالها الخلاب أبدي
بكل ذا ملأت حجرها فانحنيتْ
سأدوّن كتابا فيه أروي
قصة حبي وما عانيتْ
أجعله ملحمة و بطلها أنتِ
وما أنا إلا سجينك فماذا جنيتْ
حان الخامس عشرا من فبرايرْ
دخلنا التاريخ وشخصينا احتضنْ
خلّدت أسماؤنا و لا تزالْ
أشهرٌ من نار على علمْ
سرًّا عشقنا و اليوم أحرارْ
تذكّروا و لا تنسوا زيبكا و أحسنْ
رجاء سيدي فالنتان
رجاء سيدتي فالنتين
رجاء أنت يا قيس
رجاء أنت يا ليلى
رجاء الحسناوي
رجاء يا فاظمة
رجاء أنت يا سعيّد
رجاء أنت يا حيزية
رجاء أنت يا شعبان
رجاء أنت يا ظريفة
رجاء أنت يا روميو
رجاء أنت يا جوليات
إليكم نلجأ و إليكم نأوي
فلا تخيبوا رجانا
ذقتم الويل وبذا ندري
فهو اليوم غذانا
بالعار اتهمنا واللألسنة تعتدي
كأنّا سفاحٌ أو قصّارا
برعايتكم نصمد و نحتمي
فكلكم بركات و أنوارا
قصيدة احسن معريش
ترجمة: ج ل
Biographie de Ahcène Mariche et publications :
Ahcène Mariche est né le 21 février 1967 à Tala Toulmouts dans la commune de Tizi Rached la région du grand poète si mohand u mhand à l’est de la ville de Tizi Ouzou en grande Kabylie Algérie.
Etant au collège Laïmèche Ali de Tizi Rached, entre 1979 et 1983, ses professeurs découvrirent en lui le germe de l’écriture et son amour pour la culture. Une fois au lycée Abderrahmane El Ilouli qui a vu naître les : Matoub Lounès, Izri Brahim, Amghid...., malgré une orientation en série science, Ahcène trouva le milieu propice et commença a signer ses premiers poèmes exactement en 1984.
En septembre 1986 il entra à l'Institut technologique de l’Education pour devenir professeur de physique et là aussi les activités culturelles lui collent à la peau et signa plusieurs poèmes.
Ayant obtenu son diplôme, en septembre1988, il entama une carrière dans l’enseignement au collège de Tizi Rached, comme professeur de physique. Très communicatif, la mission lui a été très facile.
Deux années plus tard, il crée avec ses amis un club de correspondances et voyages au niveau du centre culturel de Tizi Rached où plusieurs activités furent organisées pour la promotion de la jeunesse et de la culture.
L’université de Corvalis aux Etats-Unis d’Amérique a publié son poème Sidi Valentin dans la célèbre anthologie « TO TOPOS » au printemps 2005 le Haut commissariat à l'Amazighité lui a publié 06 poèmes dans une publication collective pour 14 poètes intitulée Tibhirt n yimedyazen en 2005 Il a édité son premier recueil de poésie intitulé : Id Yukin (Les Nuits Volubiles) composé de trente deux poèmes en kabyle traduits en français et compte 113 pages où il aborde divers thèmes : l’amour dans tous ses états, la femme, le rêve, la paix, la beauté, la nuit, la vérité, l’ingratitude.
Apprécié, 11 mois plus tard, il édite son deuxième recueil qu’il a intitulé jalousement : Taâzzult-iw (Confidences et Mémoires) composé pour sa part de 25 poèmes et compte 122 pages.
LE VIRAGE
Le jour où je t’ai connue
Fut le virage de ma vie.
Mon idéal ainsi est venu
Pour combler mon envie.
Mes yeux s’ouvrirent et j’ai reconnu
Ce que le voile leur a ravi
.
Tu es apparue à mon cœur
Comme une rose au charme immense.
Tu unis beauté et pudeur
Tes yeux sont pris de somnolence.
Tout est décidé sans heurt
C’est le vrai amour qui commence.
Heureux, mon cœur s’enflamme
Sa rencontre sema la joie.
Pour toujours elle sera ma femme ;
C’est ainsi que je la conçois.
C’est la vraie vie que j’entame
Au destin ainsi je crois.
De Dieu c’est la récompense.
Ce que je me disais est vrai
Au destin j’ai fait confiance
Arriva ce que j’espérai.
C’est le bon moment, je pense
Mon choix est sans regrets
Cœur, ton bonheur est enviable
Et comme toi je me réjouis.
Ma vie est devenue aimable,
Les obstacles sont détruits.
Ta compagnie est agréable
Et de la belle vie je jouis.
ahcene mariche
les fables de ahcene mariche
01-L’énigme
Combien de gens ai-je habillés ?
A combien d’autres j’ai rapiécé ?
Parmi les pauvres et les nantis.
Combien d’épines ai-je enlevées ?
Combien de furoncles ai-je percés ?
A ceux qui traînent des maladies.
Combien de boucles d’oreilles portées grâce à moi
A combien suis-je utile, c’est ainsi qu’on me voit,
Dans la vie de tous, je suis incontestable.
Oh ! Combien de mariées ai-je parées de surcroît,
Ainsi que leurs conjoints que j’ai embellis à leurs choix
Pour paraître devant les gens agréables
Combien de gens ai-je protégés,
Combien en ai-je couvert de près,
D’un habit sur mesure ?
De combien je m’en suis occupé,
Leur assurant des biens en quantité
Mais ils sont ingrats de nature.
J’ai pris conscience une fois trop tard,
Des services que j’ai rendus au départ,
Devenant semblable au laboureur des eaux.
Que voulez vous ? Je connais l’homme et son hasard,
Autrement, je n’ai aucun profit à part,
Mais j’ai fait ça parce qu’il le faut.
Si tous mes dires vous paraissent étranges,
Ce ne sont que des maximes que j’arrange
Et que j’ai pris du riche terroir.
Toutes ces paroles que je mélange,
Pour parler de moi et de l’aiguille en échange
Qui est restée nue, allez-y voir.
02- Le besoin m’a inventé
Le besoin m’a inventé
Ayant une place réservée
Dans la vie de l’être humain.
De tous visages, il m’a doté,
Avec des formes variées,
L’histoire étant témoin.
Je m’occupe de toutes activités,
Je rends la tache aisée
Pour celui qui m’a découvert.
Oh ! Combien de choses ai-je coupées,
Légumes, maint bois taillés
Et quartiers de viande divers !
Au travail, je me perfectionne,
Etant fier de ma personne,
Ma valeur ne cesse d’augmenter.
A peine sorti de cuisine que j’abandonne,
D’un fourreau, on me couronne,
Chose qui me procure la beauté.
On m’accroche au muret,
Me réservant des coins préférés,
Parce que l’on me vénère.
On me saisit avec fierté
Dans la vie royale ou celle des aisés,
Celle d’ailleurs que je préfère.
Cependant, oh ! Quelle fatalité
D’être utilisé par un forcené
Pour commettre un carnage !
A cause de moi, on a balafré,
Beaucoup sont assassinés
Jusqu’à me qualifier de mauvais présage !
En une minute, tout s’en va,
Je m’écroule au plus bas,
Ayant honte de moi-même.
Devenu otage de l’homme de loi
Qui condamne ce malfrat,
Alors, je revois tous mes problèmes.
Ma mer, à présent, est déchaînée,
Me rappelant tout le passé
Et de toutes les voies déjà prises.
La flamme m’a défiguré,
Le marteau a pris le relais
Avec la pierre, on m’aiguise.
A tout feu, j’ai résisté,
Je n’entends que le soufflet
Qui malmène mon état.
A toute surface rude, on m’a aiguisé
A la ponceuse ou au rocher
Pour avoir un tranchant adéquat.
Voilà donc ce que j’ai enduré
Avant de vous rencontrer,
N’est-ce pas un vrai tourment ?
Chez certains, j’ai fait preuve de bonté,
Chez d’autres, j’ai causé des méfaits,
Le savez-vous ? Je suis le tranchant !!
03. LE PARI DU SOLEIL ET DU VENT
Entre vent et soleil le pari fut tranché :
Qui des deux pourra arracher
Un burnous des épaules.
Ils traînèrent en paroles,
Chacun dit j’en suis habile
Pour moi c’est chose facile.
D’abords le vent tenta sa chance
En soufflant avec violence.
L’homme s’agrippant au burnous qu’il porte
Risqua que le vent l’emporte
Que de lâcher son vêtement.
Et le vent cessa tout mouvement.
Il a cru que c’est la force qu’il faut
Alors il redoubla l’assaut.
Il échoua dans sa tentative.
Bientôt un tourbillon arrive.
Le fit tourner ; son sens changea.
L’homme dans son burnous se protégea.
Le soleil compris l’affaire :
Telle épreuve ne peut se défaire
Qu’avec raison et douceur.
Le voila qui lâche sa chaleur.
Et l’homme pris de sueur soudain
Jeta le burnous de sa main.
Il le prit et le met de côté
Etant de chaleur irrité
Sans aucune contrainte.
Et le vent gagné par la crainte
Regretta son attitude
Et fut pris d’inquiétude.
Pour qui a compris ma fable
Sa morale est profitable.
La nature donne des connaissances,
Nous apprend par l’expérience.
Le raisonnement est capital
Pour conquérir l’idéal.
04-TES YEUX ME CHERCHENT
Que n’ai-je pas vu ?
De quoi ne me suis-je souvenu ?
Que n’ai-je pas enduré ?
Que n’ai-je pas entendu ?
Que n’ai-je pas vécu ?
Que n’ai-je pas rencontré ?
Chez les pauvres et les nantis
J’ai connu abandon et aide.
Je fus aimé et haï
Des belles personnes et des laides.
De ceux qui vivent de mon labeur
Je suis devenu serviteur.
De leurs secrets et de leurs tares
Aucune chose ne m’est cachée.
Rien n’échappe à mon regard
Aux échos j’ai l’oreille penchée.
De tous les biens, ils s’accaparent ;
Je n’ai rien pu leur arracher.
Des rayons que je reflète
J’éblouirais qui je veux.
Que ce soit l’homme au cœur honnête
Ou celui qui n’est qu’envieux.
A la vision qui se projette
Est contraint de fermer les yeux.
Je suis aussi bon que mauvais
Du bien, du mal je suis capable.
Du côté où tu me mets
Mon dessein est réalisable.
Nous devons nous entraider
Car l’union est indispensable.
Ce que tu entends sont mes dires,
Je ne sais si tu me perçois.
Tant de mains ont dû me tenir
Tu me trouves en tant d’endroits.
Tes yeux cherchent à me saisir
Je suis miroir, par moi ils te voient
Ahcene Mariche
05-LA PORTE
J’écarte le malheur quand tu me fermes.
Ceux-ci sont bien ses termes ;
Elle veille sur notre sommeil
En renvoyant le mal du seuil.
Sans que nous soyons au courant,
Le bien qu’elle nous fait est grand.
En me réveillant, une nuit
Je l’ouvre et aperçois une trace.
Mais ne trouve personne sur place
Et n’entend aucun bruit.
Ni le son que provoquent les pas.
Pour elle, je sais, rien n’échappa.
Vient une idée qui m’interpelle
Pour que je m’adresse à elle
De la question on s’occupa.
Porte, apprend-moi, de grâce ;
Je veux que tu me retraces
Tous les faits que je ne vois.
Sous la chaleur ou le froid,
Du jour ou bien de la nuit,
Je veux être instruit.
Tu connais beaucoup de choses.
Je veux bien que tu me causes ;
Informe-moi, aujourd’hui.
Si je me mets à dévoiler tout.
Du fusil sortira le coup.
Pour que des drames puissent arriver
Je ne suis pas motivée.
Je garde leurs secrets protégés
Sans parler du mauvais sujet.
Si rien ne touche ma dignité,
Je fais comme si de rien n’était.
La paix fera tout arranger.
Ahcene Mariche
E mail :
ahcenemariche@gmail.com
vendredi 1 janvier 2021
LES DEVINETTES DE M.MARICHE
1. J’ai un seul œil, mais je ne vois pas et j’ai un seul pied, debout je ne me tiens pas.
2. Je diminue à chaque fois que je me douche
3. Je vole même si je n’ai pas d’ailes
4. Tant ont envient de lui donner un coup de pied mais c’est impossible
5. Elle spacieuse et étendue, la maison qui n’en possède pas est inhabitable.
6. C’est un trésor précieux, ne se vend ni ne s’hypothèque, il est en chacun, il n’aime pas les talismans, heureux celui à qui il échoit.
7. Elle est présente avec nous le long du jour, elle nous quitte à la tombée de la nuit.
8. Elle traine par terre et se colle au mur mais elle n’est jamais sale.
9. Je ne fais pas partie du corps humain mais j’ai cinq doigts.
10. Nous mettons à mort et nous faisons ressusciter ; nous sommes douces et parfois amères ; nous sommes tels vous nous désirez, nous n’avons pas à choisir.
11. Si tu me nourris, je vis ; si tu donnes de l’eau, de meurs.
12. Tant qu’on lui ôte une partie, il grandit.
13. Même si je ne fais que mon travail, je suis toujours insulté
14. Je suis toujours devant toi, mais tu ne me vois pas
15. Je ne suis pas du tout lourd, mais même les plus forts ne peuvent pas me retenir
LES REPONSES
1. L’aiguille
2. Le morceau de savon
3. le temps
4. Le ciel
5. La cour
6. L’amour
7. La lumière
8. L’ombre
9. Le gant
10. Les paroles
11. Le feu
12. Le trou
13. Le réveille-matin
14. Demain
15. Le souffle
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