vendredi 29 octobre 2021

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mercredi 6 janvier 2021

LE PARI DU SOLEIL ET DU VENT

Entre vent et soleil le pari fut tranché : Qui des deux pourra arracher Un burnous des épaules. Ils traînèrent en paroles, Chacun dit j’en suis habile Pour moi c’est chose facile. D’abords le vent tenta sa chance En soufflant avec violence. L’homme s’agrippant au burnous qu’il porte Risqua que le vent l’emporte Que de lâcher son vêtement. Et le vent cessa tout mouvement. Il a cru que c’est la force qu’il faut Alors il redoubla l’assaut. Il échoua dans sa tentative. Bientôt un tourbillon arrive. Le fit tourner ; son sens changea. L’homme dans son burnous se protégea. Le soleil compris l’affaire : Telle épreuve ne peut se défaire Qu’avec raison et douceur. Le voila qui lâche sa chaleur. Et l’homme pris de sueur soudain Jeta le burnous de sa main. Il le prit et le met de côté Etant de chaleur irrité Sans aucune contrainte. Et le vent gagné par la crainte Regretta son attitude Et fut pris d’inquiétude. Pour qui a compris ma fable Sa morale est profitable. La nature donne des connaissances, Nous apprend par l’expérience. Le raisonnement est capital Pour conquérir l’idéal ahcene mariche

dimanche 3 janvier 2021

CŒUR DE GLACE

Tu m’as dit que ton cœur est de glace ; La neige a couvert ses creux Jamais par lui l’amour ne passe, Il te parait monstrueux. Ainsi de tes espoirs tu effaces L’amour qui nous rend si heureux. Ton pauvre cœur gelé renonce Devant les embûches et les chutes. Et devant le noir immense Les yeux fermés, ton pied bute. Tu dissimules ta souffrance Qui t’accable sans que tu ne luttes. Insensible, tu désespères ; Ton cœur blasé s’est gelé. Il est resté ordinaire Et sourd quand il est appelé. Il bat, mais est sans repères Et ne vient guère t’interpeller. Dans ton sommeil profond tu pénètres ; Ton cœur dort profondément. Même s’il bat, tu dois reconnaître Qu’il n’aime à aucun moment. Ton corps ainsi que tout ton être N’éprouvent aucun sentiment. La vérité est là, aujourd’hui ; Sans tonnerre, l’éclair a luit. Jusqu’au cœur il a pénétré. Comme une lumière qui éblouit A tout obstacle elle fuit ; Elle éclaire l’œil frustré. Le rayon de ton amour me suit Comme le soleil qui chasse la nuit, Sa chaleur en moi est rentrée. Ton cœur est devenu heureux. On s’est reconnu tous les deux. Le feu de l’amour nous a sacrés. Chacun s’est vu dans son rôle Notre but nous est révélé. Sans qu’on s’échange des paroles Nos soupirs nous ont celés. Libérés de nos geôles, Notre idéal en est la clé. De notre état nous sommes heureux Pour nous le bonheur est permis. Fini pour nous le rêve affreux Et pour nos cœurs endormis. Vivons pleinement à deux Ce qu’on a vécu à demi. Profitons de chaque instant ; Goûtons la saveur du temps ; Jouissons en chaque endroit. En tout chemin que nous empruntons Soyons heureux et contents En y dansant avec joie. ahcene mariche

Apaise mon cœur

Apaise et soulage mon cœur Toi qui viens sans tarder. Vide ma mer en profondeur De tout ce qu’elle a accumulé. C’est bien toi mon libérateur, C’est toi mon secours assuré. Quand tu te présentes devant mes yeux, Je vois renaître l’espoir en moi. Tu soulages mon cœur orageux Dès que mon regard se pose sur toi. Ton écho est tantôt nuisible tantôt joyeux, Grondant à mon égard, combien de fois. Chemine toujours à mes côtés, Je te prie, ne m’abandonne pas. Aux ingrats, ne prête aucun intérêt, Qu’ils se taisent ou qu’ils aboient. Tu n’as ni ombre ni reflet Oh ! L’intime ! Tu es même privé de voix ! Toute chose que tu verras, Fais-moi part de sitôt. Toute chose que tu entendras, Arrange-lui bien les mots. Tout ce que tu souhaiteras, Choisis-lui un nom beau. Viens, sans même m’avertir, A la porte inutile de frapper. Vas où il te plait de partir, Vas visiter toute la contrée. Quant à la rime, c’est à toi de choisir, De mon fond, tu peux encore t’inspirer. ahcene mariche

Sans rendez-vous

Toi, qui d’elle-même s’invite Sans aucun rendez-vous. Toi, qui me rends visite Dont j’ignore les dessous. Toi, qui me réjouis sans limites, Ton mérite dépasse le tout. Tu vaques à tes affaires Ignorant jusqu’à mon existence. Tu atteints ce que tu espères, Me laissant que des souffrances. Tu décides du temps comme tu le préfères, Te moquant toujours de mes préférences. Même si on s’est habitué en permanence Mon regard ne t’a guère admiré. Nous faisons des concessions d’allégeance Concernant nos communs intérêts. Quelles que soient nos différences, Je demeure ton fidèle passionné. Je suis sensible envers toi Bien que mes mains ne t’ont effleurée. J’écrirai tout ce qui sort par ta voie Bien que les oreilles n’ont rien écouté. J’en ferai des poèmes toutefois, Dont la longueur sera inégalée. Même si je change d’emplacement Sans te communiquer mon adresse. Ton temps s’avère le moment, Dès que ton cœur est touché par la tendresse. Mon gouffre te paraîtra évident Et je comblerai tout ce qui t’intéresse. Tu n’as pas d’itinéraire singulier, Tous les chemins t’y conduisant. Ton viatique, est-il amer et déprécié Ou précieux comme je l’attends ? Même si le pique n’est pas aiguisé, Tout se résout comme par enchantement. La porte et la fenêtre sont fermées, J’ai même bouché les accès ouverts. Aucun coin n’est négligé Y compris les caniveaux divers. Par où es-tu donc passée, A travers le vent ou l’éclair ? Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi douce que désagréable. Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi délicate qu’insupportable. Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi familière qu’inabordable. Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi polie que décevable. J’ignore par quel moyen tu arrives Quand tu atterris chez-moi ? Plutôt, comment tu t’esquives, Me laissant seul, pantois ? Il est temps que tu prennes l’initiative, Entendre un seul mot de toi. Restons ensemble à jamais si tu arrives, Sinon, rends-moi la paix que tu me dois ! ahcene mariche
http://ahcenemariche.centerblog.net/6253871--poeme-saint-valentin-en-quatre-langues poème saint valentin en quatre langues Publié le 17/11/2009 à 17:02 par ahcenemariche Saint Valentin L’amour, ce sentiment si beau à vivre, à imaginer, à souhaiter ou même à rêver. C’est un royaume où il n’y a ni roi, ni couronne, ni esclave, ni chaînes. L’amour, c’est cet ange qui nous vient d’en ne sait où, nous pénètre sans nous aviser. Il ne frappe jamais à la porte, et entre sans permission. Il est bon, doux, fait rêver et change tout. Il est rebelle, repousse les barrières, ne connaît pas les frontières, les couleurs et le temps. Il n’a pas d’âge, on le vit à tout âge. Dans chaque coin de la terre, un nouveau couple naît à chaque minute qui passe. Que de couples, l’histoire nous a rapporté. Ils se sont aimés à en mourir. Même si le sentiment est le même, à chacun son histoire, sa place sur ce globe, sa culture et l’époque qu’il a vécue. Le sentiment est le même, l’appellation change d’une culture à une autre, les histoires sont toujours récentes, en dépit du temps qui passe. On les célèbre pour mieux les vivre encore et encore. Ces couples amoureux sont une référence, on se compare à eux, on veut même les dépasser d’un cran. Des parents de l’humanité Adam et Ève, Ahcène Mariche a revisité certaines époques avec leurs amoureux et a fait escale, à l’occasion de la Saint Valentin ; chez Valentin et Valentine, Roméo et Juliette, Antar et Abla, Saiyed et Hiziya, Chabane et Drifa Ujajih, Lhesnaoui et Fadhma, et nous fait découvrir la plus récente histoire entre Ahcène et Zivka, et nous livre sont poème « Sidi-Valentin ». Saint Valentin Vivement le quatorze février, C’est la fête des amoureux ! Chacun le vit en aventurier, En compagnie de l’allié bien heureux, C’est devenu des lors coutumier, Chez Valentin et Valentine tous deux. Chacun d’eux, empruntant son chemin, A la recherche d’un objectif. Ils finiront par trouver un dessein Qui prouvera l’amour décisif. Jeunes et vieux, dans le même bain. Poussés par ce vent attractif Et sérieusement touchés par le chagrin. Pour en cueillir des fleurs, Nous dégringolons les prairies. Tous, nous sèmerons dans les cœurs, La tendresse, point de jalousie. L’amour est un bienfaiteur, La guerre n’est que tragédie. Combien de siècles se sont écoulés, Que l’histoire, à présent, a réunis. Ils sont, au fond de l’amour, plantés, Epris, ils ont fait l’objet d’un récit ; Combien de cas pareils, éprouvés, Que nos mémoires relatent en série. Antar et Abla sont un conte, Chabane et Dhrifa Oujajih aussi. De Qeïs et Leïla, on raconte, Ainsi que de Roméo et Juliette unis. Que Said et Hizya ne déchantent, Symbole des nomades en furie. Quant à l’histoire toute récente, C’est bien celle de Fadhma et L’Hesnaoui. Celle d’Ahcène et Zivka représente Un mythe naissant ces jours-ci. L’histoire de Van Gogh est légendaire, Il ne s’est jamais produit de pareille. Il se croit tellement déplaire, Que sur lui, sa bien aimée ne veille. Une fois ses requêtes ne sont plus salutaires, Il décida de trancher son oreille. Chacun formule des vœux préférés, Le choix pour eux n’est guère difficile. Quant à moi mes frères, je suis troublé, Qui peut me servir de témoin utile ? Toute chose sur laquelle mon regard s’est posé, Se métamorphose de suite et devient futile, Ou bien, à mes yeux, s’avère insensée! J’ai trié avec soin des merveilles, Que j’ai destiné à ma bien aimée. Dans une main, une fleur sans pareille, Avec l’autre, quelques vers que j’ai rimés. Sur du papier, je calquerai sa beauté vermeille, Avec de l’argile, je ferai son portrait. Sur ses genoux, je viderai ma corbeille, J’ai des choses à dire, le temps me le permet. Mon amour, je l’étalerai en plein soleil, En scénario, je l’adapterai, Et nos rôles ne seront que merveilles ! C’est le quinze Février, Nous sommes rentrés dans l’histoire. On est à présent identifié Et doté d’un nom évocatoire, Ce qui était dans l’ombre est maintenant étalé, Ayez Ahcène et Zivka en mémoire. Je te prie Saint Valentin Je te prie Sainte Valentine Je te prie, toi Qeïs, Je te prie, toi Leïla Je te prie, toi El Hasnaoui. Je te prie, toi Fadhma Je te prie, toi Said, Je te prie, toi Hizya Je te prie, toi Chabane, Je te prie, toi Dhrifa, Je te prie, toi Roméo Je te prie, toi Juliette. Nous nous joignons à vous, Épargnez-nous le ridicule. Vous avez souffert beaucoup, A présent, nous aussi, on brûle. On est montré du doigt tel un loup, Qui dirait un criminel ou une crapule. Du pan de votre manteau, couvrez-nous, En vous, les bénédictions pullulent. De grâce, de grâce, protégez-nous, Que de Baraka, votre âme dissimule. Ahcène MARICHE Sidi Valentin D rbaatac di Furar, D tamaghra n wid yemhemalen Yal wa d akken att-yedder D win d ttin aazizen D lâada seg wass-mi yedder Valentin d Valentine Yal wa s anda yerra Yal wa ghef ig-ttnadi Ad afen merra taghawsa Yiss ar ad begnen tayri Ilemzi, amghar yedda Ihuz-iten akk ubehri nni Ihuz-iten akk uhulfu nni Si iâarqab akk neffegh Ad n-awit tizedjigin Deg ulawen merra a nezraâ Lhub ad n-ttut tismin Lehmala degs nfaâ Lguirra d ayen ur nemâin Achal d lqarn iâadan Amezruy ijemaâ-iten-id Deg ubrah n tayri ressan Mhemalen nebder-iten-id Achal d taqsit i yedran Naâya nesfruri-tent-id Hkan-d ghef Antar d Abla D Caaban d Drifa Ujajih Hkan-d ghef Qeys d Leila Rnan-d ghef Romeo d Juliette Ur netsu Saâid d Hiziya D taqsit id- yewwin jjih Ger Lhesnaoui d Fadhma Ma d taqsit n wass-a d tajdhit Ger Hsen d Zivka Ussan-a is-gezmen timit Vincent Van Gogh mechur Laâmer tedhra teqsit-is Iwala iman-is mehqur Mi tugi tmaâcuqt-is Yeâya degs yessutur Yekker igzem amezzugh-is Yal wa d acu yehda Isehl-as uxtiri Nek ayatma aawqagh D acu ara yilin d inigi Yal lhadja muqlegh D ayen ttebghigh ur telli Ur iyi-teccur tit madhi Achal n lehwayedj i xtaregh Yisent ar taâzizt ad arzugh Tawardett deg ufus ad t-dmegh S wayed d asefru ad s-arugh Zzin-is ghef lkaghed ad t-id-begnegh Talgha-s, stalaght ad t-bnugh Deg irrebi-s ad s-ten-sersegh Mazal zmam ad t-arugh Taryri-w akk ad tid-fesslegh Ayi d-yegri ussaru ad t-aanugh Nek yides ar a t-laabegh Nek yides ar a t-metlegh D xemestac di Furar Amezruy ifat nekcem Nughal nettunebdar Ass-a yugra-yagh-d yisem D uffir m ad ass a yedher Cfut ghef Zivka d Hsen Laânaya-k a Sidi Valentin Laânaya-m a Lala Valentine Laânaya-k kecini a Qis Laânaya-m kem -ini a Leila Laânaya-k a Lhesnaoui Laânaya-m kem a Fadhma Laânaya-k kec a Saaiyed Laânaya-m kem a Hiziya Laânaya-k kec a Romeo Laânaya-m kem a Juliette Aqlagh nerna-d ghur-wen Ur agh ttehecimet ara D ayen yedhran yidwen I yid-negh yedhra ass-a Sewaâden agh s udhad am uccen Am akken d timenghiwt ay nengha Sburet-agh s ucedhadh-nwen Tetchurem d lbaraka. Ahcene Mariche ( version kabyle - berbère) saint valentin Saint Valentin It’s the fourteenth of February Every year lovers celebrate it Everyone spends this day With the loved one A long time ago it was the tradition Of Valentin and Valentine Everybody his own path All look for something Trying to find a symbol The witness of their love Young and old together Shaken by this breeze Shaken by this sensation Towards fields we are all going To pick flowers and roses And to sow love inside hearts No one should feel jealous From love we draw only delight And from war only the worst Centuries have gone But history gathered them In annals of love They loved each other, we named them Their stories are still alive Antar and Abla have been resuscitated Chabane and Drifa Ujajih Also Qeys and Leyla Even Romeo and Juliet Saiyed and Hizya are here And what led to exile El Hasnaoui and Fadhma Among them the recent one Is the story of Ahcene and Zivka Vicent Van Gogh the famous His story was so moving He saw himself underestimated After the refusal of his beloved He kept begging her He cut even his own ear Everyone offered a gift The choice was easy for all But me, so troubled What is going to be my proof? Everything I have seen Is not worth my love I chose many presents, at last To offer to my sweet heart A rose in one hand A poem in the other On a paper I drew her beauty With clay I shaped her frame On her lap I will put the whole Then, I will have to write a book Describing all my love To a scenario I will fit it And we’ll have the main roles The fifteenth of February came We stepped on history On all tongues we are Our names are here Today so clear Remember Zivka and Ahcene Praise to you ô Saint Valentin Praise to you ô Saint Valentine Praise to you ô Qeys Praise to you ô Leila Praise to you ô El Hasnaoui Praise to you ô Fadhma Praise to you ô Saiyed Praise to you ô Hizya Praise to you ô Romeo Praise to you ô Juliet Praise to you ô Chabane Praise to you ô Dhrifa Praise to you ô Antar Praise to you ô Abla Now we are among you Don’t deceive us All that you endured Is our destiny too As wild beasts we are chased As criminals we are damned We are imploring your protection Ô venerated Saints! Ahcene Mariche (Saint Valentin version anglaise) عيد الحب مرحا بالرابع عشر من فبرايرْ عيد العشاق و الهوى الكل يحييه بالانوارْ مع الحبيب المفتدى عادة ورثناها عبر الأجيالْ منذ عهد فالنتين و فالونتانْ الكل يشقّ طريقه نحو الفردوس المقصودْ الكل سيلقى عربونه به يدل على الحب الودودْ شيوخ...شبان لكل نصيبه بنعيم الهوى موعودْ وبأغلال الشجن مشدودْ هلم إلى البراري نمرحْ نقطف الزهر و الياسمين ننشر في القلوب و نفرحْ الود و بالحقد ندينْ الحب يا إخواني نعمه و ما الحرب الا جحيمْ كم من قرون خلتْ دوّنها التاريخ ومجّدْ وجوه بنور الهوى لمعتْ تحابت وبه الشفاه غنّتْ كم من قصة حب خلّدتْ حفظتها الذاكرة, وعنها روتْ من لم يسمع بعنترة و عبله بشعبان و حبيبته ظريفه من لم يسمع بقيس وليلى بروميو و جوليات ايضا قصة سعيد و حيزيه رمز العشّاق الرّحاله من لم يسمع بالحسناوي و فاظمه أسطورة حب من جرجرَه ملحمة احسن و زيبكَا فتيّة هي ايضَا فان سون غوغ خالدْ قصة حب عجيبَه لما تمنع حبيبه الماردْ تكبّد الحزن و الاهانَه يئس من عشيقه الباردْ قام فاستأصل الأذنَ الكل يغدو بأحلى التهاني فالحلم بيّن لا يستترْ أما أنا فمحتار يا إخواني فمن ذا على الشهادة يقتدرْ كل شيء يستهويه نظري سرعان ما يمله قلبي و يحتقرْ أو عنه يعمى بصري و يستصغرْ كم من نفيس نادر اقتنيتْ للحبيب الغالي اهدي باليسرى باقة ورد انتقيتْ وباليمنى قصيدة حبي ووجدي بالطين قامتها الهيفاء سوّيتْ وعلى اللوح جمالها الخلاب أبدي بكل ذا ملأت حجرها فانحنيتْ سأدوّن كتابا فيه أروي قصة حبي وما عانيتْ أجعله ملحمة و بطلها أنتِ وما أنا إلا سجينك فماذا جنيتْ حان الخامس عشرا من فبرايرْ دخلنا التاريخ وشخصينا احتضنْ خلّدت أسماؤنا و لا تزالْ أشهرٌ من نار على علمْ سرًّا عشقنا و اليوم أحرارْ تذكّروا و لا تنسوا زيبكا و أحسنْ رجاء سيدي فالنتان رجاء سيدتي فالنتين رجاء أنت يا قيس رجاء أنت يا ليلى رجاء الحسناوي رجاء يا فاظمة رجاء أنت يا سعيّد رجاء أنت يا حيزية رجاء أنت يا شعبان رجاء أنت يا ظريفة رجاء أنت يا روميو رجاء أنت يا جوليات إليكم نلجأ و إليكم نأوي فلا تخيبوا رجانا ذقتم الويل وبذا ندري فهو اليوم غذانا بالعار اتهمنا واللألسنة تعتدي كأنّا سفاحٌ أو قصّارا برعايتكم نصمد و نحتمي فكلكم بركات و أنوارا قصيدة احسن معريش ترجمة: ج ل Biographie de Ahcène Mariche et publications : Ahcène Mariche est né le 21 février 1967 à Tala Toulmouts dans la commune de Tizi Rached la région du grand poète si mohand u mhand à l’est de la ville de Tizi Ouzou en grande Kabylie Algérie. Etant au collège Laïmèche Ali de Tizi Rached, entre 1979 et 1983, ses professeurs découvrirent en lui le germe de l’écriture et son amour pour la culture. Une fois au lycée Abderrahmane El Ilouli qui a vu naître les : Matoub Lounès, Izri Brahim, Amghid...., malgré une orientation en série science, Ahcène trouva le milieu propice et commença a signer ses premiers poèmes exactement en 1984. En septembre 1986 il entra à l'Institut technologique de l’Education pour devenir professeur de physique et là aussi les activités culturelles lui collent à la peau et signa plusieurs poèmes. Ayant obtenu son diplôme, en septembre1988, il entama une carrière dans l’enseignement au collège de Tizi Rached, comme professeur de physique. Très communicatif, la mission lui a été très facile. Deux années plus tard, il crée avec ses amis un club de correspondances et voyages au niveau du centre culturel de Tizi Rached où plusieurs activités furent organisées pour la promotion de la jeunesse et de la culture. L’université de Corvalis aux Etats-Unis d’Amérique a publié son poème Sidi Valentin dans la célèbre anthologie « TO TOPOS » au printemps 2005 le Haut commissariat à l'Amazighité lui a publié 06 poèmes dans une publication collective pour 14 poètes intitulée Tibhirt n yimedyazen en 2005 Il a édité son premier recueil de poésie intitulé : Id Yukin (Les Nuits Volubiles) composé de trente deux poèmes en kabyle traduits en français et compte 113 pages où il aborde divers thèmes : l’amour dans tous ses états, la femme, le rêve, la paix, la beauté, la nuit, la vérité, l’ingratitude. Apprécié, 11 mois plus tard, il édite son deuxième recueil qu’il a intitulé jalousement : Taâzzult-iw (Confidences et Mémoires) composé pour sa part de 25 poèmes et compte 122 pages.

LE VIRAGE

Le jour où je t’ai connue Fut le virage de ma vie. Mon idéal ainsi est venu Pour combler mon envie. Mes yeux s’ouvrirent et j’ai reconnu Ce que le voile leur a ravi . Tu es apparue à mon cœur Comme une rose au charme immense. Tu unis beauté et pudeur Tes yeux sont pris de somnolence. Tout est décidé sans heurt C’est le vrai amour qui commence. Heureux, mon cœur s’enflamme Sa rencontre sema la joie. Pour toujours elle sera ma femme ; C’est ainsi que je la conçois. C’est la vraie vie que j’entame Au destin ainsi je crois. De Dieu c’est la récompense. Ce que je me disais est vrai Au destin j’ai fait confiance Arriva ce que j’espérai. C’est le bon moment, je pense Mon choix est sans regrets Cœur, ton bonheur est enviable Et comme toi je me réjouis. Ma vie est devenue aimable, Les obstacles sont détruits. Ta compagnie est agréable Et de la belle vie je jouis. ahcene mariche

les fables de ahcene mariche

01-L’énigme Combien de gens ai-je habillés ? A combien d’autres j’ai rapiécé ? Parmi les pauvres et les nantis. Combien d’épines ai-je enlevées ? Combien de furoncles ai-je percés ? A ceux qui traînent des maladies. Combien de boucles d’oreilles portées grâce à moi A combien suis-je utile, c’est ainsi qu’on me voit, Dans la vie de tous, je suis incontestable. Oh ! Combien de mariées ai-je parées de surcroît, Ainsi que leurs conjoints que j’ai embellis à leurs choix Pour paraître devant les gens agréables Combien de gens ai-je protégés, Combien en ai-je couvert de près, D’un habit sur mesure ? De combien je m’en suis occupé, Leur assurant des biens en quantité Mais ils sont ingrats de nature. J’ai pris conscience une fois trop tard, Des services que j’ai rendus au départ, Devenant semblable au laboureur des eaux. Que voulez vous ? Je connais l’homme et son hasard, Autrement, je n’ai aucun profit à part, Mais j’ai fait ça parce qu’il le faut. Si tous mes dires vous paraissent étranges, Ce ne sont que des maximes que j’arrange Et que j’ai pris du riche terroir. Toutes ces paroles que je mélange, Pour parler de moi et de l’aiguille en échange Qui est restée nue, allez-y voir. 02- Le besoin m’a inventé Le besoin m’a inventé Ayant une place réservée Dans la vie de l’être humain. De tous visages, il m’a doté, Avec des formes variées, L’histoire étant témoin. Je m’occupe de toutes activités, Je rends la tache aisée Pour celui qui m’a découvert. Oh ! Combien de choses ai-je coupées, Légumes, maint bois taillés Et quartiers de viande divers ! Au travail, je me perfectionne, Etant fier de ma personne, Ma valeur ne cesse d’augmenter. A peine sorti de cuisine que j’abandonne, D’un fourreau, on me couronne, Chose qui me procure la beauté. On m’accroche au muret, Me réservant des coins préférés, Parce que l’on me vénère. On me saisit avec fierté Dans la vie royale ou celle des aisés, Celle d’ailleurs que je préfère. Cependant, oh ! Quelle fatalité D’être utilisé par un forcené Pour commettre un carnage ! A cause de moi, on a balafré, Beaucoup sont assassinés Jusqu’à me qualifier de mauvais présage ! En une minute, tout s’en va, Je m’écroule au plus bas, Ayant honte de moi-même. Devenu otage de l’homme de loi Qui condamne ce malfrat, Alors, je revois tous mes problèmes. Ma mer, à présent, est déchaînée, Me rappelant tout le passé Et de toutes les voies déjà prises. La flamme m’a défiguré, Le marteau a pris le relais Avec la pierre, on m’aiguise. A tout feu, j’ai résisté, Je n’entends que le soufflet Qui malmène mon état. A toute surface rude, on m’a aiguisé A la ponceuse ou au rocher Pour avoir un tranchant adéquat. Voilà donc ce que j’ai enduré Avant de vous rencontrer, N’est-ce pas un vrai tourment ? Chez certains, j’ai fait preuve de bonté, Chez d’autres, j’ai causé des méfaits, Le savez-vous ? Je suis le tranchant !! 03. LE PARI DU SOLEIL ET DU VENT Entre vent et soleil le pari fut tranché : Qui des deux pourra arracher Un burnous des épaules. Ils traînèrent en paroles, Chacun dit j’en suis habile Pour moi c’est chose facile. D’abords le vent tenta sa chance En soufflant avec violence. L’homme s’agrippant au burnous qu’il porte Risqua que le vent l’emporte Que de lâcher son vêtement. Et le vent cessa tout mouvement. Il a cru que c’est la force qu’il faut Alors il redoubla l’assaut. Il échoua dans sa tentative. Bientôt un tourbillon arrive. Le fit tourner ; son sens changea. L’homme dans son burnous se protégea. Le soleil compris l’affaire : Telle épreuve ne peut se défaire Qu’avec raison et douceur. Le voila qui lâche sa chaleur. Et l’homme pris de sueur soudain Jeta le burnous de sa main. Il le prit et le met de côté Etant de chaleur irrité Sans aucune contrainte. Et le vent gagné par la crainte Regretta son attitude Et fut pris d’inquiétude. Pour qui a compris ma fable Sa morale est profitable. La nature donne des connaissances, Nous apprend par l’expérience. Le raisonnement est capital Pour conquérir l’idéal. 04-TES YEUX ME CHERCHENT Que n’ai-je pas vu ? De quoi ne me suis-je souvenu ? Que n’ai-je pas enduré ? Que n’ai-je pas entendu ? Que n’ai-je pas vécu ? Que n’ai-je pas rencontré ? Chez les pauvres et les nantis J’ai connu abandon et aide. Je fus aimé et haï Des belles personnes et des laides. De ceux qui vivent de mon labeur Je suis devenu serviteur. De leurs secrets et de leurs tares Aucune chose ne m’est cachée. Rien n’échappe à mon regard Aux échos j’ai l’oreille penchée. De tous les biens, ils s’accaparent ; Je n’ai rien pu leur arracher. Des rayons que je reflète J’éblouirais qui je veux. Que ce soit l’homme au cœur honnête Ou celui qui n’est qu’envieux. A la vision qui se projette Est contraint de fermer les yeux. Je suis aussi bon que mauvais Du bien, du mal je suis capable. Du côté où tu me mets Mon dessein est réalisable. Nous devons nous entraider Car l’union est indispensable. Ce que tu entends sont mes dires, Je ne sais si tu me perçois. Tant de mains ont dû me tenir Tu me trouves en tant d’endroits. Tes yeux cherchent à me saisir Je suis miroir, par moi ils te voient Ahcene Mariche 05-LA PORTE J’écarte le malheur quand tu me fermes. Ceux-ci sont bien ses termes ; Elle veille sur notre sommeil En renvoyant le mal du seuil. Sans que nous soyons au courant, Le bien qu’elle nous fait est grand. En me réveillant, une nuit Je l’ouvre et aperçois une trace. Mais ne trouve personne sur place Et n’entend aucun bruit. Ni le son que provoquent les pas. Pour elle, je sais, rien n’échappa. Vient une idée qui m’interpelle Pour que je m’adresse à elle De la question on s’occupa. Porte, apprend-moi, de grâce ; Je veux que tu me retraces Tous les faits que je ne vois. Sous la chaleur ou le froid, Du jour ou bien de la nuit, Je veux être instruit. Tu connais beaucoup de choses. Je veux bien que tu me causes ; Informe-moi, aujourd’hui. Si je me mets à dévoiler tout. Du fusil sortira le coup. Pour que des drames puissent arriver Je ne suis pas motivée. Je garde leurs secrets protégés Sans parler du mauvais sujet. Si rien ne touche ma dignité, Je fais comme si de rien n’était. La paix fera tout arranger. Ahcene Mariche E mail : ahcenemariche@gmail.com

vendredi 1 janvier 2021

LES DEVINETTES DE M.MARICHE

1. J’ai un seul œil, mais je ne vois pas et j’ai un seul pied, debout je ne me tiens pas. 2. Je diminue à chaque fois que je me douche 3. Je vole même si je n’ai pas d’ailes 4. Tant ont envient de lui donner un coup de pied mais c’est impossible 5. Elle spacieuse et étendue, la maison qui n’en possède pas est inhabitable. 6. C’est un trésor précieux, ne se vend ni ne s’hypothèque, il est en chacun, il n’aime pas les talismans, heureux celui à qui il échoit. 7. Elle est présente avec nous le long du jour, elle nous quitte à la tombée de la nuit. 8. Elle traine par terre et se colle au mur mais elle n’est jamais sale. 9. Je ne fais pas partie du corps humain mais j’ai cinq doigts. 10. Nous mettons à mort et nous faisons ressusciter ; nous sommes douces et parfois amères ; nous sommes tels vous nous désirez, nous n’avons pas à choisir. 11. Si tu me nourris, je vis ; si tu donnes de l’eau, de meurs. 12. Tant qu’on lui ôte une partie, il grandit. 13. Même si je ne fais que mon travail, je suis toujours insulté 14. Je suis toujours devant toi, mais tu ne me vois pas 15. Je ne suis pas du tout lourd, mais même les plus forts ne peuvent pas me retenir LES REPONSES 1. L’aiguille 2. Le morceau de savon 3. le temps 4. Le ciel 5. La cour 6. L’amour 7. La lumière 8. L’ombre 9. Le gant 10. Les paroles 11. Le feu 12. Le trou 13. Le réveille-matin 14. Demain 15. Le souffle