Il est comblé d’exaltation
Puisque son fils parle français.
Il est comblé d’enchantement
Puisque sa fille parle Anglais.
Même sa femme, également,
Maîtrise Egyptien et Français
Quant à lui, il remarque à ses dépends
Qu’il vient d’oublier son propre parler.
Nul indice ne les unit,
Par contre tout les sépare.
Quand ils discutent .Quel gâchis !
En rire, ne soit pas avare !
En réalité, c’est du gazouillis,
Du plus petit au vieillard.
Que peut-il bien les réunir,
Chacun d’eux est dans son coin.
Tout ce qu’ils sont capables de saisir
Le happent et devient sien.
La télévision est leur seul loisir
Où chacun trouve son chemin.
Chacun est désormais imprégné
Par la société qu’il partage.
Chacun est, par un vice, contaminé,
Le trouvant hélas, comme avantage !
La mère s’initie aux youyous étrangers,
Les enfants semblent perdre leur langage.
La culture des peuples, à l’échelle mondiale
Trouve, en la famille sa racine.
A toutes les questions banales
Une réponse s’achemine
Quant à Tamazgha, terre ancestrale,
Ils ignorent son origine.
Ils prétendent être en avance
Et détenir l’instruction.
Mais on nage dans l’incompétence
Nous qui sommes ignorants.
Oh !vieillard sert ta ceinture et fonce
Que reste-t-il de tes valeurs à présent ?
Toute culture est protégée
Eux, ils négligent leur acquis.
Aucun d’eux ne semblent déterminé
Pour la déterrer de l’oubli.
Le temps fuit désormais,
Mais toutes les traces sont bannies !
Du côté vestimentaire,
Chacun a choisi son penchant.
L’un est presque découvert,
L’autre, une djellaba à capuchon.
Le seul et l’unique lien du frère
Demeure bien leur nom !
L’un s’étire l’autre s’accroupis,
L’un médite, l’autre se donne à l’ivresse.
L’un s’enfonce dans l’avanie
L’autre, dans l’hérésie progresse.
Chacun la religion dont il est épris,
Dans sa vie, il s’empresse.
Hélas ! Quelle triste fin
Pour la minorité honorable ?!
Chaque fois que l’on veut faire du bien
On nous traite comme des incapables.
Mais on est conscient de notre dessein,
Nous y demeurerons infatigables.
La propreté nous appartient,
La culture est notre héritage inaliénable.
Ahcene Mariche
mercredi 2 septembre 2009
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